L’émotion sans doute. Les œuvres défilent, Matisse, Rembrandt, Monet, Gauguin, Renoir. L’image en trois dimensions sur internet nous entraîne dans les dédales de Musées Européens sur une ambiance musicale ; Vivaldi, Bach, Händel. Elle écarquille les yeux et devance les commentaires en citant les titres des tableaux. Cette mémoire-là est intacte. L’autre aussi. Celle du cœur qui n’a jamais cessé de palpiter.
Je décide d’une pause et c’est alors que je surprends une trace brillante qui lui effleure la joue droite. Elle relève le menton, parait surprise de mon étonnement, et murmure :
- C’est beau.
Sa relation intime avec le monde donne à l’âme une réalité peu commune. Une simple larme vient de me rappeler qu’être en vie, ce n’est pas seulement être vivant. Ce qu'elle me dit souvent avec ces mots : « Vivre c’est vibrer, tout le reste est dérisoire ». Je rêve qu’un jour prochain de tels sanglots viennent inonder mes joues, pour me rassurer, pour me prouver que je suis bien en harmonie avec l’existence.
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L'Hôpital 1 , la déconvenue :
http://yeyette75.neufblog.com/mon_weblog/lhpital-le-texte.html
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L'Hôpital 2 , le départ :
http://yeyette75.neufblog.com/mon_weblog/lhpital-le-drame.html