Celles-ci n’ont plus de chagrin,
Eclatant d’un rire cynique
Elles regagnent les boutiques
Sentant le tabac et le vin.
Traînant leur pitoyable sort,
Elles ignorent les blessures,
Vexations ou meurtrissures
Que nous réservait le plus fort.
Et elles lui vendent toujours
Quelques illusions d’ivresse
Et sous de factices caresses
Caricaturent nos amours.
Et dans ce monde désaxé
Elles traînent leur pauvre vie,
Car elles sont l’opium impie
Indispensable aux sacrifiés.
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