Dans le brûlant midi, j’ai pu voir passer
De pauvres prisonniers, chargés, en voiturés
Ainsi que du bétail, serrés et bousculés
Ignorant le chemin pris par leur destinée.
Au rythme douloureux de ce qui les emporte
Battent leurs cœurs meurtris, tristes et hébétés
Ils ont dans le regard, quelques images mortes
De la steppe lointaine où tant d’eux sont restés.
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